• Patrick Esclafer de La Rode pour l'histoire - biographie

    Par la Rédaction de Royauté-News   ©Copyright Royauté-News Maire, Evêque

     

    Patrick Esclafer de La Rode (et lien) nous quittait le 22 Février dernier. L'un des chefs de file historiques du Royalisme contemporain et figure emblématique du Légitimisme, il était l'une personnalités les plus pures du monarchisme français.

    Les obsèques de Patrick Esclafer de La Rode Duvignaud ont été suivies le 26 Février 2015 par une nombreuse assistance familiale en la Cathédrale Saint-Front de Périgueux (Blignières, La Celle, Fourtou, La Soudière). Etaient représentés, l'Institut de la Maison de Bourbon par Jean-Noël de Bercenay,  des institutions culturelles auquelles appartenait le défunt : l'Académie du Périgord, Notables de nos provinces...) ainsi que des associations caritatives : Patrick de La Rode parrainait plusieurs associations africaines). Un message de la Maison du Roi Juan Carlos avait été adressé pour ces funérailles.  Patrick de la Rode repose pour toujours dans le caveau familial des Bardi de Fourtou à Ribérac.

    Il appartenait à une branche de la famille Esclafer de La Rode, vieille famille distinguée du Périgord dont certaines avaient eu des alliances avec d'illustres maisons. Sa mère l'apparentait elle aussi à plusieurs grandes familles de l'Angoumois et du Périgord et à des personnalités du 19°siècle, dont son aïeul Dereix de Laplane (†1840), Député-Maire de Mareuil et Conseiller Général, un autre aïeul, Jean-Baptiste Pourteyron, magistrat qui fut le premier Maire de Ribérac. La plus éminente était son arrière grand-père, le ministre Oscar Bardi de Fourtou, Maire de Ribérac, Député, Sénateur, plusieurs fois ministre, notamment Ministre de l'Intérieur, sous la III° République. C'est  son grand-père Jean Esclafer de La Rode qui donna Les Eyzies à la France.

    Après des études classiques à Saint-Grégoire de Tours puis à Saint-Paul d'Angoulême (lycée de F. Mitterrand) et un Bac de Lettres, il entra à la Faculté de Droit de Bordeaux.

    Après la mort de son père, il devint Pdg de la Société Engrand Sazerac de Forges, affaire familiale depuis 1880 dans le négoce international de Cognac), qu'il revend après quelques années à un groupe étranger. Se considérant agriculteur, il s'occupait de loin des propriétés familiales (Esclafer de La Rode, de Wilde) en Charente et en Périgord.

    Historien, généalogiste, il fut l'auteur de plusieurs ouvrages estimés consacrés à l'histoire de grandes familles de sa province et il mit en valeur les propriétés qu'il habita, entre autres, le château de La Roche-Pontissac puis le château de Montclar. Il fut membre de la Société Historique et Archéologique du Périgord, et de l'Académie des Lettres et des Arts du Périgord. Il appartenait également au Comité de lecture de la Revue des Archives Départementales de la Dordogne et fut Président (puis Président d'honneur) de la Société d'Histoire et de Généalogie du Périgord. Il fut longtemps proche du CNI (le Centre National des Indépendants).

    Il se passionna totalement pour le Légitimisme auquel il consacra son temps et ses moyens, et pour l'Histoire. Il fut de longues années Secrétaire du Conseil de Son Altesse Royale l'Infant Don Jaime, Duc d'Anjou et de Ségovie, et Chef de la Maison civile de Son Altesse Royale Madame la Duchesse de Ségovie.

    En 1967, il organise la première apparition officielle du Duc de Ségovie en France, à Angoulême. Pour la première fois le blason royal est exposé publiquement au cours d'une cérémonie officielle, en présence des autorités - Préfet, Maire, Evêque - au cours de laquelle est posée une plaque au Bon Comte Jean d'Angoulême.

    Il créait en 1973 et à son initiative, avec Armel Girard-Lamaury et Hervé Pinoteau, l'Institut de la Maison de Bourbon.

    Proche du couple princier durant de nombreuses années jusqu'à leur mort, en 1979 il avait conduit la Duchesse de Ségovie à Ecône auprès de Monseigneur, afin d'être baptisée par lui dans la foi de toujours.

     

    Grand-Croix de l'Ordre Constantinien de Saint-Georges, il avait accepté cette seule dignité, refusant tout autre décoration, même les Palmes Académiques. Hostile à la prolifération d'ordres ou de décorations non officielles dans l'entourage des princes quels qu'ils soient lorsqu'ils ne sont pas sur le trône, il n'avait jamais cessé d'afficher cette opinion.

     

    Quelques images pour l'Histoire -   © Yvan de Wilde

    Patrick Esclafer de La Rode le 8 Mars 1972 au Palais du Prado, pour le mariage de Don Alfonso de Bourbon y Dampierre, Duc de Cadix, avec Maria Carmen Martínez-Bordiú y Franco. Photo Maurice Zalewski.

    Ci-dessous : Christian Papet-Vauban, Patrick Esclafer de La Rode, Hervé Pinoteau, Arnaud Chaffanjon (directeur de la rédaction de Point de Vue).

     Ci-dessous :

    Le Préfet de la Charente ; M. Thibault, Maire d'Angoulême ; à l'arrière-plan, entre les deux, M. Hervé Pinoteau ; à sa gauche, M. Pierre Esclafer de La Rode, père de Patrick ; devant : Patrick Esclafer de La Rode et le Prince.

    Le blason de gauche est celui de la Ville d'Angoulême.

     Ci-dessous :

     Patrick Esclafer de La Rode en 1992.

    Patrick Esclafer de la Rode


  • Commentaires

    1
    TR
    Dimanche 19 Avril 2015 à 00:25

    "Un message de la Maison du Roi Juan Carlos avait été adressé pour ces funérailles."

    J'en suis vraiment très heureuse; le roi Juan-Carlos se prépare sans doute pour "l'étape ultérieure" et remise la haine qu'il nourrissait à l'encontre de ses aînés...

    Par ailleurs, je ne savais pas que c'était lui qui avait conduit la veuve du duc d'Anjou et de Ségovie à Écone.

    2
    Lundi 20 Avril 2015 à 17:07

    Bonjour TR !

    Voici les images du baptême publiées en 2013. Sous la 2nde photo, La Duchesse de Ségovie et derrière elle, Patrick de la Rode smile smile smile

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    3
    Baudrier
    Mardi 23 Février 2016 à 01:31

    cela m'étonnerait qu'une interrogation "Esclafer" donne quelque chose sur le Maitron. Je vérifierai. En tout cas une interrogation "orpheline du Temple" donne la notice de Deschapelles. Peut-être sera-t-elle enlevée lorsque les recherches auront progressé. Actuellement la séquence "Marie-Thérèse de France" renvoie à "orpheline du Temple". Ce doit être une figure de style qui porte un nom.



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